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Bulletin d’information mensuel du Bloc Marxiste-Léniniste, numéro 6, 6 mars 2009


SI LES VACHES POUVAIENT PARLER L’ABATTOIR N’EN AURAIT PLUS POUR LONGTEMPS

Les mises en chômage technique se multiplient (Arcelor, Opel, Volvo, Thy-Marcinelle, Bekaert, New Holland, Umicore, Ford, Opel tous les sous-traitants dans le secteur automobile, le secteur textile tout entier, Caterpillar...). Pendant ce chômage technique, le patronat, le « management » et certaines instances des syndicats réformistes, FGTB et CSC, celles qui ont conclu un honteux accord interprofessionnel (négocié comme si tout « allait bien » et répondant aux exigences du patronat ) préparent les licenciements et font porter le prix des allocations sur toute la population, les travailleurs eux-mêmes. Et les entreprises tentent de résorber leurs stocks.

Pas d’assemblées de mobilisation. Tout le monde à la maison, chacun pour soi. Si les vaches pouvaient parler…

La crise capitaliste, une crise de surproduction et une crise bancaire spéculative, est accompagnée, gérée, par les partis dits « démocratiques » qui obéissent au doigt et à l’œil aux injonctions des banques et des entreprises. C’est l’argent du contribuable, celui du travail qui sert à tenter de renflouer les banques, les fraudeurs et les spéculateurs. Le gouvernement privatise les entreprises publiques, vend les bâtiments de l’Etat, pour les louer ensuite au privé. Et l’Etat est chaque jour plus endetté, c'est-à-dire chacun d’entre nous.

Ces partis se partagent ce sale travail. Le CDH, comme le patronat, veut « régionaliser » l’emploi, c'est-à-dire augmenter la précarité et la « flexibilité ». Autrement dit augmenter l’exploitation, diminuer encore les salaires, aggraver les conditions de travail et tenter d’empêcher toute lutte syndicale, toute solidarité. Le tout accompagné de la chasse aux chômeurs.

Le P.S., qui contrôle la FGTB, appelle à « relancer la consommation » ! Endettez-vous ! Avec aussi des gadgets comme les éco-chèques, « écologie » oblige. Après avoir mis en œuvre les privatisations .des services publics. Aujourd’hui, la Poste qui s’apprête à distribuer 1 milliard € (40 milliards FB) à ses actionnaires (dont ceux de Fortis…), fruit des rationalisations, de la sous-traitance, des salaires de misère et des cadences infernales.

Faut-il parler du MR, le parti des banquiers, des spéculateurs et des fraudeurs. Bien sûr puisqu’il bénéficie de l’appui du PS, depuis plus de neuf ans, les deux réalisant ainsi le parti unique. Uniquement capitaliste.

Ces larbins du capital savent bien qu’ils n’échappent pas, n’échapperont pas, à la colère des travailleurs et n’ont de cesse de perfectionner l’Etat policier.

LES DIRECTIONS DES SYNDICATS REFORMISTES, COLLABOS, FIDELES LARBINS DU GOUVERNEMENT

Alors que, chaque jour, la dictature des banques devient plus ouverte, plus forte, que c’est une guerre déclarée contre tous les travailleurs, FGTB et CSC sont engagés dans le respect de la « paix sociale » et organisent la division. Ils veulent nous désarmer, nous endormir. Un jour, grève des postiers, l’autre, manifestations symboliques contre le « capitalisme sauvage ». Manifestations organisées sur congé syndical et sans participation des chômeurs, anciens, nouveaux, « techniques » ou non. Les bureaucrates de la CGSP ont regardé passer, de leurs fenêtres, la manifestation internationale des ouvriers d’Arcelor…

Et voilà qu’ils nous ressortent l’ »Europe sociale » et demandent poliment, avec la CES, Confédération européenne des syndicats, à être « entendus ». Pour l’emploi, au moins ? L’emploi ? Mais l’UE s’en fout ! On imagine le plaisir qu’a du éprouver Van Rompuy à recevoir ces larbins et à blablater avec eux sur « la relance » dont la classe ouvrière fera les frais.

Il y a peu, Anne Demelenne, secrétaire-générale de la FGTB, s’était réjouie que l’UE ait porté à 48 H la durée maximum de la semaine de travail, parce que « ça aurait pu être pire …».

Cette collaboration s’accompagne évidemment de mesures répressives prises par la bureaucratie syndicale, à l’intérieur même des centrales. Aucune assemblée d’entreprise, sauf pour « consulter » et accompagner les lock-out. Les délégués combatifs, quand ils ne sont pas licenciés, sont désavoués par les permanents, voire dénoncés auprès des directions, comme il arrive fréquemment dans les services publics.

VOILA LA « GAUCHE DE LA GAUCHE »

Quatre ou cinq organisations appellent à participer aux élections régionales et européennes. A juste titre, elles dénoncent le capitalisme, ses « excès ». Et proposent des « solutions »…Dénoncent aussi, plus ou moins, l’UE et les gouvernements européens comme des puissances impérialistes et néo-coloniales inféodées à l’OTAN. Mais on chercherait en vain, dans leurs programmes électoraux, la dénonciation du néo-colonialisme de la bourgeoisie belge et la nécessaire solidarité avec la lutte du peuple congolais, notamment.

Ces organisations ont toutes deux points communs, qu’elles soient trotskistes, comme LCR-PLS, ou ex-néo-maoïste comme le PTB :

- elles se proclament la « gauche de la gauche », c'est-à-dire qu’elles considèrent que le P.S., et la FGTB, est la « gauche ».
- elles soutiennent les organisations syndicales réformistes, y compris la plus jaune d’entre elles, la CSC. La bureaucratie syndicale sociale-démocrate est accoutumée à cet entrisme, d’autant qu’aucune de ces groupes politiques n’envisage une véritable alternative syndicale vers un syndicalisme de lutte de classe et un syndicalisme révolutionnaire. Ces groupes recommandent plutôt à leurs militants de se montrer disciplinés et obéissants à l’égard des appareils. Mention spéciale pour le MAS et cette trouvaille : le parti-syndicat.

Le PTB dénonce, à juste titre, le « cirque ». Et se mobilise pour y participer…Cirque parlementaire, cirque électoral. Avec un programme qui est celui du PS., du moins dans sa propagande. Soutenant le sous-ministre PS de l’énergie dans ses gesticulations contre le monopole et les tarifs abusifs d’Electrabel-Suez.

Nous ne participerons pas au cirque, sinon pour le dénoncer, parce que ce serait cautionner le système capitaliste et la dictature bourgeoise. Nous ne participerons pas à l'organisation de notre propre exploitation.

Nous luttons pour la reconstruction d’un véritable d'un véritable parti communiste, capable d'organiser la riposte du prolétariat contre le bain de sang social que la bourgeoisie et son Etat nous préparent. Que le PTB s'occupe des "gens", nous voulons participer à la lutte des travailleurs, de la classe!!! Nous luttons pour la reconstruction d’un véritable parti communiste.

EN ARRIERE TOUTE, VOILA LES ELECTIONS !

LA GAUCHE DU CAPITAL - PTB, LCR-PSL, P »C », et autres CAP - BRADENT NOS LUTTES POUR AVOIR DES ELUS !

VOTONS NUL ! ORGANISONS NOS LUTTES !
REJOINS LE BLOC/M-L

RENDEZ-VOUS AU 1er MAI, maison communale de St-Gilles, 13 H.

COMMENT PASSER A L’OFFENSIVE ?

Dans les structures syndicales, dans les délégations, et en dehors, les délégués et les travailleurs combatifs doivent se compter, se reconnaître, se réunir, s’organiser et créer, clandestinement si nécessaire, des comités de lutte syndicale. Le moment venu, il faut dénoncer, isoler, les délégués opportunistes, ces permanents privilégiés qui prétendent mener des négociations en appelant, par exemple le « conciliateur social », en acceptant le calendrier de la direction, en négociant au « cas par cas », et qui prétendent monopoliser la parole. Les assemblées ne doivent pas être des assemblées d’ »information », mais des assemblées de décision et d’action.

Souvent, des délégués, les directions régionales s’agitent pour faire accepter des défaites, des accords conclus au bénéfice des actionnaires.

La lutte contre les astreintes continues. La « Justice » et le patronat ne peuvent toujours imposer leur loi parce que la classe ouvrière est au cœur de la production capitaliste et est la seule productrice de richesses. Richesses qu’on lui vole chaque jour. Quand s’organise une occupation, c’est là exercer un juste contrôle des moyens de production, les machines, les stocks.

Ce que le patronat et les syndicats réformistes craignent par-dessus tout ce sont aussi les grèves de solidarité. Il faut briser la concurrence et la division imposées par le capitalisme. Il faut aussi que les travailleurs « sous-traitants », les temporaires ; soient mobilisés. Ils doivent être défendus selon le principe « à travail égal, salaire égal ». Tous comme les travailleuses.

Et chaque travailleur en lutte, dans son entreprise, dans son secteur, lutte aussi pour tous. Parce qu’un moyen d’affirmer une solidarité de classe est, entre autres, la revendication du rétablissement intégral de l’index, en lieu et place de l’index-bidon actuel.

Tôt ou tard, la question de l’expropriation des capitalistes et de la socialisation pure et simple des moyens de production sera à l’ordre du jour, comme elle l’est déjà dans certains pays et comme elle est la seule qui représente les intérêts de la classe ouvrière.

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